Environnement et Santé

La pollution de l’air

Qu’est-ce qui pollue l’air ?

Plusieurs éléments sont considérés comme des polluants de l’air (http://www.airparif.asso.fr/_pdf/tableau-polluants-origine-impacts.pdf) parce qu’ils n’existent pas naturellement dans l’air ou pas à une telle concentration, et qu’ils sont nocifs pour la santé des êtres vivants.

Ce sont des gaz, souvent invisibles, comme le  monoxyde de carbone (CO), les oxydes d’azote (NOx) et de soufre (SO2) ou encore l’ozone (O3). Il y a aussi des particules solides, plus ou moins fines. Elles donnent leur consistance et leur couleur aux fumées. Ces poussières sont d’origine minérale, métallique ou organique.
La présence d’eau sous forme de vapeur ou de microgouttelettes en suspension donnant une fumée blanche n’est pas considérée comme polluante.

D’où vient la pollution de l’air ?

Les polluants atmosphériquespeuvent être d’origine naturelle (émissions volcaniques, plantes produisant des pollens, foudre…), mais également dues aux activités humaines :

    Transports
    Industrie
    Agriculture avec l’utilisation d’engrais azotés, des pesticides et les émissions animales
    Incinération des déchets.

Quels sont les lieux les plus pollués ?

Ce sont principalement, les lieux autour des sources d’émission que la pollution est la plus grande. Par exemple, près d’une usine industrielle, des unités d’incinération d’ordures ménagères, ou en ville où la circulation automobile est intense…

La pollution est aggravée par certaines conditions météorologiques, par exemple: Les températures élevées peuvent favoriser la production de certains polluants (dont l’ozone) et donc dégrader la qualité de l’air.

Quels sont les effets de la pollution atmosphérique sur la santé?

Les risques sont principalement respiratoires (asthme, broncho-pneumopathie chronique obstructive) et cardio-vasculaires. Les particules les plus fines peuvent s’enfoncer très loin dans les ramifications pulmonaires, où elles provoquent un phénomène d’inflammation.

Les bronches s’épaississent alors et sécrètent des glaires qui rendent difficile la circulation de l’air et provoquent l’essoufflement.

Les particules peuvent aussi, à ce niveau, rejoindre la circulation sanguine: cela épaissit le sang et favorise l’apparition de maladies cardio-vasculaires (infarctus, angine de poitrine, troubles du rythme cardiaque).

Quelles sont les personnes les plus vulnérables?

Nous ne sommes pas tous égaux face à la pollution de l’air. Certains profils requièrent une prudence renforcée. Il s’agit des personnes qui souffrent d’asthme, d’une maladie cardio-vasculaire ou d’une maladie respiratoire comme une broncho-pneumopathie chronique. Les enfants et les personnes âgées sont aussi plus sensibles aux effets néfastes des particules fines sur la santé, les premiers parce qu’ils respirent plus vite, se trouvent plus près du sol et ont des alvéoles pulmonaires encore en développement, les secondes parce qu’elles ont, du fait de leur âge, une capacité ventilatoire diminuée.

Quels sont les bons réflexes ?

Afin de diminuer les effets sur la santé il est recommandé de :

 Limiter les déplacements au maximum. Si cela ne peut être évité, il faut privilégier les moments de la journée où la circulation automobile est réduite (étant donner que le trafic routier est à l’origine de la majorité des particules en suspension).

 Aérer quotidiennement l’intérieur des logements étant aussi pollué, il est par ailleurs conseillé d’éviter les heures critiques (Une bonne option consiste à aérer très tôt le matin et/ou tard le soir).

 Eviter d’avoir recours à des transports motorisés quand on peut se déplacer en vélo ou à pied.

 Privilégier le transport en commun.